C'est la fin de l'histoire.

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# Posté le samedi 04 octobre 2008 13:19

L'autonomie du droit administratif consacrée par l'arrêt Blanco est-elle toujours une réalité ?

Je suis en cours. Comme d'habitude. Métro - boulot - dodo. Je suis épuisée et j'attends le week-end. Question d'habitude me direz-vous. Nous sommes déjà en octobre, j'ai l'impression que 2008 débutait hier. Quelle année ce fut jusqu'à présent. Riche en émotions. Je crois que c'est ce qui la décrit le mieux. Je ne vais pas m'étendre sur ce qu'il s'est passé. Les personnes proches de moi le savent. Ca me suffit. De toute façon, à quoi bon tout vous raconter ? Ca ne changera pas votre vie. Ca ne changera pas la mienne non plus. Alors continuons chacun de notre côté, vivons comme bon nous semble.
Je n'ai plus envie de faire des projets d'avenir. Dans quelque domaine que ce soit. J'ai envie de vivre au jour le jour, de ne plus me prendre la tête. Je me lève tous les matins, je vais en cours. Voilà à quoi se résume ma vie en ce moment. Deuxième année de droit. Et attendre le week-end pour redécouvrir la vraie vie en société. On ne peut pas tout avoir. Alors faisons ce que nous pouvons avec ce que nous avons.
Je n'ai pas de leçon à vous donner. Vous n'avez pas non plus à m'en donner. Je crois que je vais m'arrêter là, parce que de toute façon, je suis en manque d'inspiration, je n'ai rien à vous raconter, ou alors je ne veux rien vous raconter.
Je manque de divertissement.

# Posté le jeudi 02 octobre 2008 11:21

Des Converse sous l'averse.

Des Converse sous l'averse.

Je veux une drogue à accoutumance.
Je veux quelque chose qui éveille mon spleen.
Je veux pouvoir cracher des mots comme du venin.
Ecrire quelque chose de triste.
Je veux des folles soirées.
Je veux des nuits d'ivresse.
Je veux que le temps se fige.
Je veux pouvoir pleurer et rire en même temps.
Je veux cesser d'être froide.


Je ne veux pas être comme vous.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 20:00

Dans 150 ans, on s'en souviendra pas...

Dans 150 ans, on s'en souviendra pas...
Il se peut que j'aime souffrir. Que ce soit dans la douleur que je m'épanouisse. Quand tout va bien, la vie est fade. Je m'ennuie alors. Quel étrange personnage je suis n'est-ce pas ? Je n'aime pas les vies trop légères, où tout se passe dans un schéma conventionnel, où tout se passe « comme ça doit se passer ». J'ai une personnalité triste de nature. J'aime ce que les autres fuient : la mélancolie, la nostalgie, la passion. J'adorerais verser des torrents de larmes, mais je préfère arborer un masque froid, souriant parfois. Tout le monde y croit. Mon Dieu, ce que c'est facile de berner les gens. Je ne suis pas pessimiste, non. Je n'ai pas envie de mourir non plus. Vous voyez, il ne faut pas confondre personnalité triste et dépressive au bord du gouffre. Il m'arrive d'être heureuse mais je crois qu'au final, je n'aime pas ça. J'ai toujours dit que j'étais étrange. Je le suis encore beaucoup plus que ça. Je n'aime pas ces rires qui sonnent faux au final. Je crois sincèrement que l'être humain n'est que destiné à être triste. Pourquoi ? Parce que tout a une fin. A commencer par la vie. Je ne sais pas si nous avons raison de céder au divertissement. J'avoue que j'y cède aussi. « L'homme est un animal social » disait Aristote. Je trouve que le terme d'animal est bien choisi : nous venons au monde, gambadons de droite à gauche comme égarés dans la vie, nous reproduis et finissons par mourir. La seule différence avec les animaux, c'est que nous pensons. C'est aussi ce qui nous fait souffrir au final. Reconnaissons que nous aimons tous ces moments de léthargie où rien n'a de sens, où tout nous paraît futile. La vie est notre drogue à accoutumance, mais c'est une drogue mortelle, une drogue qui nous détruit. Tant moralement que physiquement. Je ne crois pas au bonheur, ou tout simplement n'arrive pas à le savourer. Cependant, c'est socialement inacceptable. Nous sommes tous censés y aspirer, non ? Je crois que le seul moyen d'être heureux, à condition de vouloir l'être bien sûr, c'est de savourer l'instant présent. Je ne crois pas qu'il faille penser à l'avenir, il est tellement incertain. Il vaut mieux apprécier ce que nous avons, ce que nous vivons. Aspirer à quelque chose ne nous apportera rien. Je n'aime pas ce qui est incertain. Voilà pourquoi je ne crois que ce que je vois.

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 19:10

J'avais perdu l'habitude d'écrire la solitude.

J'avais perdu l'habitude d'écrire la solitude.

J'ai faim. Il faudrait que je bosse, mais je n'ai aucune motivation. Le fait de prendre un gel douche au monoï me donne envie de partir en vacances. Les soirées médecine, c'est la galère. Soirée droit ? Pas testé. On a failli mais le destin en a décidé autrement. Ce soir, je rends visite au Dieu du poulet. Je vais faire ma prirère comme dirait Amandine. C'est l'anniversaire de Bob aussi. Même pas eu le temps d'aller lui acheter un cadeau. Avec son argent comme j'aime le dire. J'écoute "She's the one"...Je suis en pantalon. Ca vous surprend ? Moi aussi. Heureusement, il y a mes talons qui sauvent la mise. J'ai une réputation à tenir paraît-il. En tout cas, c'est gentil de m'accorder autant d'importance. Je ne trouvais pourtant pas ma vie si scandaleuse. A croire qu'il suffit parfois de peu de choses. Enfin, du moment que vous m'épargnez l'existence d'un pseudo casier judiciaire. J'ai besoin de le garder vierge. Pour ma carrière, voyez-vous. A propos, je vous sens frétillants : comment se passe la deuxième année ? Et bien, ça va. C'est un autre rythme qu'en première année. Et je dois avouer qu'avoir cours uniquement l'après-midi est traître. Mais les TD vont bientôt surgir, et tout changera. D'ailleurs, il faudrait vraiment que je bosse. Mais tout le monde connaît mon sérieux. A propos, j'ai réussi à faire des boucles jeudi soir. Je sais, vous vous en fichez. Mais c'est important pour moi. Vous réalisez ? Mes cheveux ont bouclé ! C'est presqu'un exploit à inscrire dans le Livre des records. Bon, je vous abandonne.

Dois-je vous refaire le numéro de la star qui a toujours un coup de cafard ? Non, je ne pense pas. Je vais plutôt bien, je ne vais pas pleurnicher pour faire plaisir aux gens. D'ailleurs, même en étant à 200 kilomètres d'ici, je déchaîne les passions. Croyez-moi, ma vie est plus banale que ce que vous vous imaginez. Moi qui m'en plains, je devrais peut-être reconsidérer les choses.

Le week-end est passé vite. Comme d'habitude. Comme chaque moment. La semaine aussi va passer à une vitesse folle. C'est effrayant. Bientôt, on sera en hiver. En même temps, nous y sommes peut-être déjà. Il fait si froid. Comme prévu, les écharpes et les bonnets sont dans ma valise. Par contre, je n'ai pas pris mes grosses vestes ni mes gros pulls. Ils peuvent encore attendre une semaine. Et moi aussi. Je pense qu'on a quand même encore un peu de temps avant de tous se transformer en Bibendum. Place encore à un peu de légèreté. Je vais redevenir plus ou moins brune dans quelques mois. Non pas par choix, mais à cause de mes cheveux. J'ai décidé de les laisser se reposer un peu. Mais ce n'est que partie remise, le blond reviendra vite. En plus, je ne pourrais vraiment plus me passer de tous ces clichés qu'attribuent aux blondes des gens pseudo-intelligents. C'est jouissif, vraiment. Sur ce, je vais bosser un peu. Pour faire style et rassurer mes parents. Et accessoirement pour me donner bonne conscience. J'ai hâte de retourner à Strasbourg. Même si ça implique les cours. Mais ça implique aussi une toute autre existence, qui me correspond parfaitement, et qui me plait énormément aussi.

# Posté le samedi 20 septembre 2008 15:09

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 06:51